27.11.2009
Jours 97, 98, 99 et 100: Petite expédition avec Marie à Riobamba
Jours 97, 98, 99 et 100: Petite expédition avec Marie à Riobamba
Marie et moi avons été invitées par Vatison à assister à un petit séminaire sur le thème de l’eau et de la souveraineté alimentaire qui a eu lieu à Riobamba le we du 21 et 22 novembre.
Nous en avons profité pour nous y rendre un peu en avance et, le jeudi 19, nous avons passé une longue journée de bus. Nous avons dû remonter jusqu’au sud de Quito avant de redescendre le long de la sierra jusqu’à Riobamba car il n’y a pas d’autre route.
Nous nous sommes trouvé un chouette petit hôtel avec des lits super confos, quel plaisir, surtout pour Marie qui partage son dortoir avec trois ronfleurs depuis deux mois!
Le lendemain nous avons repris le bus jusqu’à Alausi, petit village d’où part le train qui se rend jusqu’à la très célèbre montagne ici en Equateur appelée Nez du Diable. C’est vrai que nous nous sommes retrouvées face à des paysages grandioses mais la forme de Nariz del Diablo, je ne l’ai toujours pas distingué dans la montagne!
Le plus dommage, c’est qu’il n’est plus autorisé de voyager sur le toit du train depuis qu’un autre accident a lieu… Et bien que ce soit compréhensible, ça retire pas mal de charme à l’excursion.
Il est très approprié d’appeler cette petite expédition « excursion » car les alentours étaient remplis de touristes… Je sais, j’en suis une de touriste, mais il a y diverses catégories de touristes et nous avons été confrontées à la catégorie gros touristes qui ne respectent pas la population locale et qui ne voyagent surtout pas en bus locaux car trop dangereux mais qui voyagent en gros 4x4 privés qu’ils ont du louer la peau des fesses.
Après le voyage en train, de retour à Alausi, Marie et moi nous sommes installées à une petite terrasse pour l’almuerzo. Une femme, allemande je crois, c’est littéralement ruée sur une dame indigène qui passait dans la rue en lui disant: « una foto ». Je ne crois même pas avoir écouté un por favor et la photo était déjà prise avant que la pauvre dame ait eu le temps de dire quoi que ce soit. Marie et moi, gênées pour elle, sommes restées le nez dans notre assiette, choquées par ce comportement des plus déplacé. J’ai failli me lever pour lui dire. Peu avant, à la station de la gare, les enfants qui rentraient de l’école par cet unique chemin s’étaient déjà faits mitrailler de photos, sans aucune discrétion.
Le lendemain, après une petite frayeur de grand matin… Et oui on a cru être séquestrées dans l’hôtel. L’hôtel était séparé en deux parties, et nous de l’autre côté, nous nous sommes retrouvées face à une porte close! Après des frappements de portes insistants, ils ont fini par venir nous ouvrir!
Nous avons rejoins tout le groupe du taller au terminal et nous sommes partis tous ensemble vers une ferme qui finalement s’est avéré être un couvent. Marie m’a entraînée avec elle deux jours dans un couvent! A notre arrivée, on s’est même demandées si on allait pouvoir en sortir!
Le taller était intéressant mais c’est toujours un peu difficile de suivre les débats entre campesinos qui s’expriment tous vite, et avec leur accent propre. Nous avons écouté de chouettes projets dont un en particulier qui m’a interpellé.
Il s’agit d’un groupe d’une centaine de familles de Riobamba qui ont créé un fonds commun. Tous les quinze jours, chaque famille verse 10 dollars sur le compte commun. Ensuite, ils achètent en gros leurs légumes et autres produits des agriculteurs de la campagne aux alentours de Riobamaba. Tout le monde y gagne, les producteurs sont sûrs de vendre leur production à un prix correct et les consommateurs connaissent l’origine des produits qu’ils vont manger. Beaucoup d’Equatoriens se sentent concernés par l’économie et le développement de leur pays et préfèrent connaître les produits qu’ils consomment.
Nous avons aussi eu l’honneur de participer à de super petits jeux! Je ne rigole pas, durant les tallers, les Equatoriens aiment beaucoup jouer à des jeux style le chat et la souris… C’est un moyen très efficace pour rester réveillé paraît-il! C’est incroyable à quel point à tout âge, ils se prennent aux jeux.
Et puis nous sommes allés à un marché d’artisans mais suite à leur organisation légendaire nous sommes bien sûr arrivés trop tard et presque tous les stands étaient fermés. On a quand même pu faire une séance photo avec des lamas et une séance photo normal.
Il faut croire que Marie et Moi, à nos heures perdues, pouvons très bien incarner le rôle de star! Ils voulaient tous des photos d’eux posant au milieu de nous deux…
Le dimanche, j’ai quitté le group plus tôt car j’étais comme la brebis égarée du groupe, j’étais la seule qui venait d’Ibarra et, après deux excellentes semaines de vadrouille chez Marie, il était temps pour moi de rentrer à la oficina pour boucler mon dossier.
Chose que j’ai d’ailleurs fait, cette semaine, j’ai traité 150 questionnaires remplis par les étudiants sur leur perception de la Unti, j’ai analysé les chiffres (nombres d’étudiants dans chaque groupe) et j’ai fait un entretien avec un coordinateur et j’ai rédigé des conclusions intéressantes sur tout ça.
Aujourd’hui vendredi 27 novembre, il me reste une semaine de stage.
Riobamaba et Ibarra, Ecuador
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Jour 95: Visita a la comunidad de San Francisco del Congo
Jour 95: Visita a la comunidad de San Francisco del Congo
Finalement, Marie et moi n’ayant reçu aucune réponse des compañeros de la Unti Manabí, nous avons décidé de rester a El Empalmé et d’aller rendre visite à une américaine, Laura, qui travaille pour “peace corps”.
Nous avons pris le bus, puis marché sous un soleil de plomb avant d’arriver au rendez-vous. Nous avions été invitées à assister à une réunion qui a eu lieu dans un groupe de femmes avec lesquelles Laura travaille sur un projet de jardin communautaire.
Marie en a profité pour faire un peu de promotion pour la Uni El Empalmé et puis nous les avons accompagné jusqu’à leur jardin. Elles cultivent de tout, courgettes, radis, carottes, basilic (mmm ça sentait bon le basilic), etc. Elles cultivent tous ces produits de façon organique pour leur propre consommation.
Comme toute expédition dans une communauté retirée, nous avons attendu le bus un certain temps avant de rentrer à El Empalmé.
San Fransisco del Congo, El Empalmé, Ecuador
21:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.11.2009
Jour 95: Date de retour en Belgique
Jour 95: Date de retour en Belgique
Comme vous êtes quand même pas mal à me poser la question, et puis aussi pour toutes les autres personnes susceptibles d’être intéressées par cette information, la date de mon retour en Belgique à été modifiée!
Je m’envolerais donc de Quito pour Madrid le 1er Février 2010 et de Madrid pour Bruxelles le 2 Février 2010…
Comme en Equateur certains sapins de Noël sont déjà de sortie depuis début octobre (imaginez un peu!) et qu’aujourd’hui au supermarché la caissière avait mis ses cornes de reines, laissez-moi d’ores et déjà vous souhaitez de joyeuses fêtes de fin d’années! ;-)
Bien que je sois ravie de pouvoir profiter un peu plus longtemps des merveilleux voyages en bus, des jus de fruits frais, des montagnes, de la plage, de la comida typique et surtout de tous mes nouveaux amis équatoriens, je suis impatiente de vous retrouver en février en pleine forme!
El Empalmé, Ecuador (Mercredi, 18 novembre 2009).
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